J'ai l'impression d'être amoureuse du désespoir. Je me fais sans cesse du mal à moi même, en me forçant à ouvrir grand les yeux sur ceux qui m'entourent ; et j'ai beau essayer de me soulager de mon sentiment d'inutilité en passant la grande majorité de mon temps à m'insulter, ça ne marche pas. C'est une vraie plaie parfois, la solitude. Elle n'ai jamais là quand on a besoin d'elle, et elle est là, très logiquement, quand on voudrait qu'elle dégage. Oh, il n'y a pas que ma timidité pourtant, j'aime être seule. Mais je n'aime pas la solitude. Vous voyez une logique dans tout ça vous ? Et puis je n'aime pas le mot " solitude ", je trouve qu'il a des consonnances très laides qui ne riment pas avec " sérennité."